Quand je suis sorti le 5 mars dernier, je me préparais à vivre ma première aplasie "de ville", en clair à domicile. Et bien, elle n'a pas vraiment eu lieu. Mes globules blancs ne sont pas vraiment descendus et, de facto, je n'ai véritablement eu les désagréments envisagés. Donc, cette période de liberté commençait plutôt bien.
J'ai pu reprendre une activité professionnelle, à peine entrecoupée le mardi 9 par un passage d'une heure au CHU pour un rendez-vous préparatoire au prélèvement de cellules souches qui a finalement débuté aujourd'hui. À l'origine, ce prélèvement devait commencer lundi 15. Mais on m'a demandé de le reculer de deux jours afin de permettre à une autre personne de bénéficier du "créneau". No problem, of course.
Toujours dans le but de préparer ce prélèvement, depuis samedi, on me fait des injections de Neupogen tous les soirs. J'ai déjà évoqué ce produit sur ce blog, produit qui sert à "doper" ma production de globules blancs. On m'en injecte lors de mes séjours au CHU, la seule différence étant que dans ce cas la dose est doublée... Donc, douleurs osseuses (au point d'avoir l'impression de revivre quelques moments difficiles de l'années passée, année de révélation de la maladie), douleurs musculaires (ça, c'est nouveau !), grosse fatigue et quelques nausées... Mais bon, c'est pour la bonne cause.
Donc, ce matin, rendez-vous à 8 heures au CHU pour une prise de sang décisive quant à la mise en place du processus de prélèvement. 11 heures, feu vert... enfin, feu vert pâle ! Je n'ai pas tout à fait atteint le seuil souhaité mais on lance "l'affaire".
Direction donc l'EFS (Etablissement Français du Sang), établissement indépendant du CHU mais situé dans le périmètre géographique de ce dernier. Il est 11 heures 15 environ. Là on nous propose avec mon épouse qui m'accompagne de déjeuner rapidement. 11 heures 45, on vient me chercher pour me "brancher".
Je rentre dans une pièce où sont installés quatre lits et des machines. Nous serons trois à vivre ce moment. En fait, on se croise dans les couloirs ou bâtiments depuis le matin. Ça commence par un électrocardiogramme, au cas où. Puis on me pose les deux "cathlons" (des mini-cathéters), un sur chaque bras. Le sang "sortira" du bras gauche et "rentrera" par le bras droit. Entre temps, il sera passé par une centrifugeuse grâce à laquelle les cellules souches ainsi que le plasma seront prélevés. Et oui, voilà ce que c'est le prélèvement d'un greffon visant à m'aider à terrasser définitivement le Lymphome B. C'est assez simple en fait.
L'opération a duré 218 minutes ! Un temps, fruit d'un calcul intégrant notamment ma taille et mon poids. Ce ne sont pas moins de douze litres de sang qui seront traités durant ce temps. Soit un peu plus de deux fois mon volume sanguin total. C'est long mais pas douloureux. Interdiction totale de bouger. Ok. Allez, ça va vite passer.
Pour vous donner une idée, voici deux photos qui ont été prises par Dou durant le prélèvement. Sur la première, le "dispositif" complet. Sur la seconde, après coup, l'explication de texte. Ça se passe de commentaires...
16 heures, c'est terminé. Petite collation bienvenue à l'EFS, puis retour au CHU, huitième étage, aile sud. Attente des résultats. Une petite partie de moi espère encore faire fort et que le prélèvement du jour sera suffisant en vue de l'auto-greffe du mois de mai... Et bien non, ce ne sont "que" 40% des besoins qui ont été prélevés. Donc, rebelotte demain à l'EFS. Mais je vois le bon côté de la chose. Il y avait une possibilité que le prélèvement s'avère impossible. Ce n'est pas le cas. Donc, on avance.



Ah… contente de te relire Frozen ! Enfin, façon de parler, car tu devines bien que j'aurais aimé ne jamais avoir à communiquer sur ce blog, mais disons que c'est le meilleur moyen de savoir ou sentir comment tu te sens, et même si on dit "pas de nouvelles bonnes nouvelles", moi je préfère "tiens des nouvelles et de bonnes en plus" !
RépondreSupprimerDonc, tes lignes sont écrites avec positivisme, c'est bon signe, je retrouve le "guerrier" et effectivement, tu avances, et nous sommes tous là pour te suivre.
Bon courage pour cette nouvelle journée à l'EFS demain et je te souhaite une bonne grosse nuit de repos.
salut, salut...voilà 1 moment que l' on voulait avoir de tes nouvelles et aujourd'hui , j 'apprends l'existence de ton blog.nous pensons tous bien à toi et je suis bien placée pour savoir de quoi tu parles....plein de bisous et tout le courage, l' énergie et la force nécessaires pour la suite...soizic, éric,mathilde et jeanne FORNI
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