mardi 23 novembre 2010

Jour 325 : en attendant les examens...

Juste un petit mot ce soir pour vous dire que j'ai été chercher les résultats de mon dernier prélèvement sanguin, effectué ce matin. Ils sont tout à fait normaux ! Cela faisait quelques semaines que je n'en avais pas eu d'aussi bon, en tout cas, sans traitement en cours. Ça fait du bien, je vous l'assure.

Nous sommes à trois jours de mon IRM cérébrale et à sept du TEP Scann. C'est un sentiment mêlé d'angoisse et d'impatience qui me tient. Même si ce sont les deux examens que je supporte le moins, j'ai vraiment hâte d'y être, car je ressens de plus en plus fort le besoin d'être fixé sur l'avenir des choses.

Allez, on avance, on avance,...

lundi 15 novembre 2010

Jour 317 : petit point à date.

Cela fait deux mois aujourd'hui que j'ai terminé mon traitement radio-thérapeutique. Il aura été plus marquant que je ne le pensais. J'ai vécu une période post-traitement relativement délicate. Essentiellement au point de vue psychologique.

Ce qui a représenté à ce jour la fin du traitement tout court, aura marqué également pour moi le retour à une vie "normale". Plus de médecins, plus de produits "nocifs" ni de machine à rayons, presque plus de prélèvements sanguins... En un mot, le bonheur. Enfin, c'est ce que je croyais. 

Tout d'abord, passer d'un état de surveillance presque permanente à une liberté de mouvement et de geste n'a pas été aussi facile à digérer que je ne le pensais. Il y a une forme de confort dans ce suivi intensif. Il est possible d'évoquer la plus petite des douleurs ou des angoisses car vous savez les soignants à vos côtés ou très disponibles. Une fois que vous êtes chez vous, livré à vous-même, ce n'est plus la même chose. La moindre douleur, le moindre désagrément, prennent une ampleur parfois absurde. Et quand, manque de chance, ce qui semble vous affecter s'avère, cela prend des proportions psychologiques effrayantes. Étant de nature autonome, j'ai du mal à appeler le corps médical pour un oui, pour un non, de peur de le déranger. Peut-être ai-je tort, mais c'est ainsi. Du coup, d'un point de vue psychologique, je déguste.

En fait, là je fais référence à une période de trois semaines (il y a un mois environ) durant laquelle mes globules blancs ont baissé substantiellement. Et en particulier les polynucléaires (ils sont très importants ceux-là pour lutter contre toute attaque virale) qui étaient proches de zéro. Du coup, j'ai eu le droit à une cure de Neupogen (ce qui m'a rappelé mon traitement chimio-thérapeutique) et, puisque cela ne s'est pas révélé suffisamment efficace, une dose de cheval d'antibiotiques (4 grammes par jour !).

Bon depuis, tout semble rentrer dans l'ordre, mais je n'ai pas aimé la période... Du coup, je ressens une petite fragilité côté mental. En plus, Dou vit en ce moment une période délicate elle-aussi, psychologiquement et physiquement. Est-ce le contre coup de ce que je lui ai fait vivre depuis de nombreux mois maintenant ? Je sais que c'est en partie cela, même si pas seulement, mais du coup je culpabilise.

Voilà. Tout n'est pas noir, rassurez-vous chers lecteurs (je ne sais pas si vous serez encore nombreux avec une si longue "aphonie". 

Je finirai sur des éléments de planning. Demain, je revois le radio-thérapeute. Ça tombe bien, j'ai deux/trois trucs à lui dire. Dans une dizaine de jours, j'attaque les examens de contrôle (une IRM cérébrale et un TEP Scann), mais là c'est une autre histoire.