mercredi 30 juin 2010

Jour 177 : "a shower, a shower, my kingdom for a shower!"

Que le grand William ne se retourne pas dans sa tombe, mais ce que j'ai vécu aujourd'hui est à la hauteur de  l'exclamation de son Richard III.

En effet, aujourd'hui, j'ai pu prendre une... douche ! La première depuis le 3 janvier dernier. Enfin, quand je dis prendre une douche, je ne sous-entends pas que je ne me suis pas lavé depuis cette date. Hein, on est d'accord, hein ?

Ma définition de la douche est simple : debout, tranquille, avec l'eau qui tombe en cascade sur le crâne. Ça c'est une douche. Et avec le cathéter, ce n'était juste pas possible.

Et bien, ce bonheur simple, je l'ai connu aujourd'hui même. C'est peut-être une détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup... Hop là, je m'égare moi. Mais c'est vrai, cela a représenté un moment fort, certes que je m'imaginais un peu plus tard et dans un autre contexte (juste après une annonce de fin de maladie par exemple). Je l'ai quand même bien vécu.

Sinon, la dernière prise de sang, réalisée hier, va toujours dans le bon sens.

lundi 28 juin 2010

Jour 175 : tout à fait inattendu !

Allez, petite devinette du soir : "Qu'est qui ce soir me manque, mais ne me manque pas ?" (© Dou). Ah ouais, là vous en conviendrez, on attaque fort. Non, non, ce ne sont pas des effets tardifs de la morphine utilisée lors de l'autogreffe. C'est même très sérieux. Alors, une petite idée ? Hein, alors ?

Bon, je ne vais pas vous faire attendre. Pour vous aider, j'aurais pu avoir envie de vous montrer une photo de ma poitrine (imberbe depuis quelques semaines ;-). Et puis je me suis dis que si je voulais garder quelques lecteurs...

En milieu de semaine dernière, j'ai remarqué que le tube de mon cathéter commençait à poindre sous la compresse qui le protège de l'adhésif du pansement. Kézako ? C'est quoi le 'blème ? Bon au départ j'ai pensé qu'il ne faisait que glisser. Et puis, j'ai commencé à imaginer que les points qui le reliaient à ma peau avaient pu céder. Ok. Pour en avoir le cœur net, j'ai demandé à mon infirmière d'avancer à ce matin sa visite hebdomadaire afin d'ouvrir le pansement et ainsi, savoir. Dès qu'elle est arrivée et a vu mon pansement, elle m'a fait part de ses craintes... qui rejoignaient ce que je pensais. Et là, elle m'annonce, une fois le "cathé" à l'air, qu'il n'est plus tenu par aucun point, et qu'en plus, il est ressorti d'au moins 5 cm... Ooook.

Bon, ben, j'appelle le CHU alors.

Rendez-vous est pris pour 16 heures 30. Rencontre avec mon médecin, petite "radio" de contrôle et décision est prise de me le retirer. Keeeeoi ? Moi qui m'était fait à l'idée que le retirer coïnciderait avec la fin de l'aventure, j'ai d'abord la (l'imbécile) sensation que l'on me "vole" un moment important de mon aventure. Idiot non ?

Et puis, je reprends vite le dessus et me rends compte qu'on allait me retirer un élément qui me rappelait constamment à la maladie. Alors, pourquoi regretter qu'on me le retire ? Oui, pourquoi ?

Il est 18 heures 20, une infirmière m'emmène dans une salle de consultation. 18 heures 23 (dixit l'horloge de la salle d'attente du neuvième étage aile nord, dixit Dou) je ressors. Libre.

Bon, ne nous emballons pas. Cela ne présage en rien le résultat des examens à venir. C'est juste un "incident heureux". Mais, je me dois de vous dire que les différentes personnes que j'ai vu cet après-midi m'ont paru, notamment à la lecture de mes derniers examens sanguins, plutôt confiants. Espérons...

lundi 21 juin 2010

Jour 168 : partage de bonheur !

En fait, je souhaitais juste partager avec vous un bonheur simple. Notre biscotte nous a fait une joie immense aujourd'hui à Dou et moi-même. Si son passage à l'échelon scolaire supérieur (4ème) était "acquis" depuis un moment, Biscotte nous a fait le plaisir de terminer première de sa classe. Soyons clairs, ce n'est pas tant la place obtenue que le contexte dans lequel elle a été obtenue qui génère ce bonheur. Il était plausible que notre fille connaisse des difficultés à se concentrer, ou simplement à s'intéresser au contenu de ses cours, au regard du coup de vent que connaissait la cellule familiale. Ajoutez à cela la "couche" Monsieur B. (NDLR petit copain a qui l'on a diagnostiqué quelques temps après moi une leucémie) et vous avez tous les ingrédients pouvant déstabiliser le plus "solide" des ados. Et bien que nenni, notre biscotte a tenu bon. Nous ne dirons pas qu'elle sortira indemne de l'aventure, ce serait se voiler la face, mais on peut considérer que cette période ne l'aura pas handicapée. Je pense pouvoir parler au nom de Dou en disant que nous l'aimons fort.

Voilà, sinon, sur le front, les choses s'améliore depuis ce week-end. Petit regain d'énergie, amélioration notable des fonctions digestives,... le tout associé à une prise de sang vendredi matin dont les résultats sont très encourageants. Je vous tiens informés.

jeudi 17 juin 2010

Jour 164 : tout doucement...

C'est le mot : doucement. Je me remets tranquillement des derniers moments de traitement. Beaucoup de fatigue. Comme si le "jus" était coupé. Mardi j'ai passé sept heures à l'agence. Je l'ai payé durant les 24 heures suivantes !

Et puis, il y a toujours ces petits problèmes urinaires (probablement dus à la sonde dont j'ai eu besoin durant l'autogreffe) et les difficultés digestives (cela met du temps à ce remettre en ordre - je ne dois pas oublier que je n'ai pas fait fonctionné mon tube digestif durant deux longues semaines).

Ce qui est déstabilisant, c'est que je me sentais mieux le week-end dernier. Pas au niveau fatigue (voire épuisement), mais au niveau état général.

Suis-je en pleine décompression après ces six mois durant lesquelles j'ai tant demandé à mon corps... et à mon esprit ? Probablement. On pourrait même parler de petit coup de spleen. J'ai le sentiment que Dou est en plein dedans. Elle a été tellement forte pendant l'aventure, que je ne suis pas surpris qu'elle vive un contre-coup. Il n'y a que ma Biscotte qui semble passer le cap en toute légèreté. Mais bon, avec les ados, il faut toujours rester vigilant.

Nous allons donc vivre au jour le jour, prenant les évolutions comme elles viennent et recharger les batteries pour être en forme pour les examens de juillet. Voilà une sage décision...

vendredi 11 juin 2010

Jour 158 : le chiffre du jour, 40.

Bon tout d'abord, je dois rectifier une énorme erreur qui s'est glissée dans ma vidéo d'hier... Oups ! En fait, ce ne sont pas 1300 auto-greffes qui sont réalisées au CHU de Nantes chaque année, mais 130. Heureusement, Dou veille au grain... Quoiqu'il en soit, ce sont déjà 130 de trop à vivre (genre le mec qui veut absolument avoir raison ;-)

Ok, précision effectuée. Alors, si le chiffre du jour c'est 40, c'est parce qu'aujourd'hui même je fête... mes 40 ans ! Fin décembre, au début de l'aventure, je m'étais fixé comme objectif d'avoir fini mon traitement pour ce 11 juin 2010 (je précise tout de suite aux éventuelles mauvaises langues que ce n'est pas la Coupe du Monde qui a motivé cet objectif, ok, d'accord ?).

Sauf mauvaise nouvelle fin juillet (je vous rassure, c'est très peu probable), le pari est réussi. Bon, soyons clairs, ce n'est pas ce soir que je vais me mettre minable, hein, soyons clairs ! Une petite balade dans le centre ville ce matin avec un déjeuner en tête à tête avec Dou, et voilà le Frozen HS pour tout l'après-midi. Donc, ce soir, c'est tranquille, en famille, à la maison. Il sera toujours temps de faire de vraies fêtes dans quelques temps. Surtout que Dou me rejoint chez les "neoquadras" dans quelques semaines. Mais, t'inquiètes pas Dou, tu es toujours trentenaire, je n'ai pas oublié ;-)

jeudi 10 juin 2010

Jour 157 : Promesse tenue !!!

Ça y est, je suis de retour. Là, ça a secoué (avis de grande tempête même !). Donc je reviens en douceur avec cette petite video.