Pour expliquer le titre de cet article, il faut que je vous fasse part de la petite péripétie du jour. Je suis donc de retour au CHU depuis hier, et à mon arrivée mon cathéter a été vérifié. Bon pour le service... enfin presque. En effet, dans le sens "Averell vers Frozen Eleven" (fllux), pas de problème. Donc les produits peuvent passer. Par contre, dans le sens "Frozen Eleven vers l'extérieur" (reflux), rien.
Donc, pour schématiser, cela veut dire que les infirmier(e)s ne peuvent effectuer de prélèvements sanguins par ce biais. Donc, il apparaît à hier soir que les prises de sang se feront sur les veines des bras de façon plus traditionnelle. Pour mémoire, je rappelle que l'on peut m'en effectuer jusqu'à trois par jour... Mais bon, au moins, par d'intervention sur le cathéter. Un moindre mal donc. Que je croyais...
Je rappelle pour ceux qui ne le saurait pas (comme moi avant cette aventure) ce qu'est un cathéter, ou voie centrale. Cela ressemble à une petite seringue fixée en permanence sur la poitrine et sur laquelle est reliée la "tubulure" qui rejoint Averell. Pour ma part, ils me l'on installé à gauche. Bon ça c'est la partie visible. Ensuite, un "conduit" poursuit sa course sous la peau sur vingt centimètres et rejoint l'oreillette gauche du muscle cardiaque. En gros, cela donne beaucoup de confort pour l'administration du traitement et pour les prélèvements associés, et en plus facilite la diffusion de la chimio-thérapie car on peut dire que l'on se trouve dans une configuration "directe du producteur au consommateur" si je puis m'exprimer ainsi. La pompe cardiaque jouant sont rôle de "diffuseur" sanguin avec l'efficacité qu'on lui connaît.
Et bien, justement, les médecins ont estimé que j'avais totalement le droit au confort "total" que procure le cathéter. Ils sont sympas ces médecins. Par contre, comme il ne remplit pas totalement son œuvre (pas de reflux pour ceux qui ne suivraient pas...) et qu'en plus, à la radio de contrôle d'hier soir, ils ont estimé que le cathéter était trop enfoncé dans mon oreillette gauche, ce matin ils ont pris la décision d'intervenir. Chouette !
14 heures 30, l'interne et l'infirmière entrent dans la chambre et procèdent. Il est utile que je précise à ce stade que le cathéter est fixé sur la peau par des points de couture. Donc, pour le remonter de deux centimètres, il faut "faire sauter" les points, faire sa "petite affaire", et refixer !
Qui dit refixer, dit donc recoudre... Anesthésie locale ou à vif ? Allez, je suis costaud, je suis un dur, même pas peur. "Allez-y à vif docteur." Particulièrement doué cet interne (je l'apprécie vraiment ce Benoît), je n'ai quasiment rien senti. Le troisième point a été un peu plus sensible et une petite goutte de sueur a perlé sur mon front... Mais là, stupeur, toujours pas de reflux ! Damned !
Mais le corps médical n'a pas dit son dernier mot (j'adore). "Il doit y avoir un petit caillot de sang qui obstrue en partie l'entrée du cathéter dans l'oreillette. On a un produit qu'on utilise pour déboucher les cathéters, cela devrait fonctionner". Je rêve, ils ont même un "Destop®" pour les cathéters. On me l'injecte, et dix minutes après, reflux. Victoire ! La chimio-thérapie pourra bien commencer aujourd'hui.

Pas mal le jaune fluo surtout pour le soir...Quelle journée,tu dois être fatigué.
RépondreSupprimerNous pensons très fort à toi à vous .
Je savais que tu étais à la pointe des tendances, mais ne savais pas que tu les lançais aussi en matière de mode !!! J'ai enfin trouvé où mettre les commentaires.. certains sont jaunes, d'autres un peu blond.. Pleins de courage, amitiés raf et benj
RépondreSupprimerEfficace efficace la façon de faire ! Et c'est manifestement pas le cathéter de l'oreillette gauche qui va dire le contraire ... Et hop, une petite radio, 3 points (oups ), une petite perf version "je décape" et "roulez jeunesse" . A te lire on a vraiment l'impression que c'est presque normal ;-) ... En tout cas c'est reparti c'est l'essentiel
RépondreSupprimerSacré Frozen, un vrai roc ! Bises.
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