En plus, il faisait plutôt beau en fin de journée.
Sinon, la ponction lombaire à bien eu lieu à 22 heures hier soir. Mis en confiance par le médecin et grâce à la précision de son geste (bon d'accord, c'est son job, mais quand même !), ce moment que j'appréhendais véritablement s'est bien déroulé. Pas de maux de crâne à suivre, donc la journée se terminait bien.
Pour terminer cet article, je voulais revenir sur ce qui s'est passé l'après-midi avec le Rituxemab (en gros, un condensé d'anti-corps). Plus parce que j'ai été impressionné par la réaction allergique brutale de mon corps face à "l'agression" à laquelle il faisait face (c'est quand même une sacré machine, même quand elle semble se dérègler !).
Je m'explique. Ce produit m'a été clairement présenté comme extrêmement allergisant. Et le dispositif de surveillance associé me le confirmait. Donc, l'injection commence à un certain dosage. Relevé des "constantes" (à savoir tension, rythme cardiaque, saturation en oxygène et température) tous les quarts d'heure dans la première heure avec augmentation de la dose au bout d'une demie-heure. Au terme de cette période, tout va bien.
Nouvelle augmentation de dose et prise des constantes toutes les 30 minutes dans l'heure qui suit. Rien à signaler. Nous sommes à ce moment-là à deux heures d'injection, en gros à la moitié du temps prévu.
Augmentation de la dose et là, au bout d'à peine 10 minutes, ma gorge s'assèche et ma respiration se fait plus difficile. Rapidement derrière, je ressens une forte démangeaison au cuir chevelu (des boutons sur toute sa surface et un début d'éruption sur le visage). Et puis, le pouls s'accélère. Mon crâne ne semble plus vouloir contenir tout le sang qui y afflue. Bon, là c'est clair, il y a un truc qui cloche. J'appelle l'infirmière qui se précipite. Prise immédiate des constantes, et là, pas terrible.
Température en hausse, tension en chute libre, 115 pulsations et une saturation en baisse. Un interne est appelé. Le traitement est stoppé pour calmer le jeu. Le médecin passe rapidement. Au regard de l'accélération du rythme cardiaque, un ECG (électro-cardiogramme) est demandé. Pour ma respiration, on me fait une inhalation de Salbutamol (je crois !).
L'ECG rassure les médecins, l'inhalation calme ce qui ressemble à mes vieux souvenirs de crises d'asthme. On me laisse me reposer un petit peu, on m'injecte quelques "anti-allergiques" et au bout de deux heures, on relance la chimio. Un cran au-dessous de celui auquel j'ai réagi. Pas de problème.
Comme auparavant, prise de constantes puis hausse de la dose. Et là, mon corps accepte l'augmentation progressive. Sans réagir. Il se laisse faire, comme si il avait compris qu'on ne lui voulait pas de mal.
C'est à cela que je voulais en venir. En quelques heures seulement, mon corps a assimilé "l'agression" extérieure comme étant une "invasion" amie. Ça m'épate, tout simplement.
Voilà ce que je voulais partagé sur ce moment de vie.


Le corps… et l'esprit… Et oui, le quotient moral est partout.
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