mercredi 13 janvier 2010

Jour 10 : direction l'aplasie.

Cela ressemble au titre d'une émission sur une chaîne comme Planète ou Voyage. Que nenni ! Hier, jour 9 de mon aventure, se terminait la première phase chimiothérapeutique de mon protocole nommé COPADEM. Ce dernier compte deux phases identiques. Entre ces deux phases, intervient une période que l'on nomme "Aplasie". J'y reviens juste après.

En fait, hier, j'ai eu la dernière perfusion de ce "Round 1". The Retuximab was back. Si vous suivez ce petit blog, vous vous rappellerez que j'avais eu une forte réaction allergique lors de sa première utilisation en Jour 2. Ce n'est donc pas sans appréhension que je m'apprêtais à vivre ce moment. Quatre heures d'injection non-stop. C'est à la deuxième heure que c'était partie en sucette... Et bien cette fois, rien. Mon corps s'est habitué... et les médecins avaient également revu leur pré-médication ! Voilà. 19h30 le 12 janvier 2010, fin du Round 1.

Je reviens sur la phase d'aplasie dans laquelle je vais entrer très certainement demain. En résumé, du fait de la nature de mon traitement, mon niveau de globules blancs va chuter de façon importante, me rendant sensible à tout germe extérieur (pour mémoire, chez un adulte le nombre de globules blancs sensés protéger l'organisme est compris entre 5000 et 10000 /mm3 - à ce soir, je suis à moins de 2000). L'aplasie correspond donc à la période dont l'organisme à besoin pour régénérer ses globules blancs à un niveau acceptable et suffisant.

Depuis ce soir, je suis donc "cloîtré" dans ma chambre jusqu'à nouvel ordre. Ce n'est cependant pas une chambre dite "stérile". Mais l'on doit me préserver au maximum. Certaines phases d'aplasie sont d'ailleurs gérables à domicile. Pas dans mon cas.

Une inconnue encore à ce jour, la profondeur de l'aplasie (il n'est pas impossible que je descende en-dessous des 200 globules /mm3 !). C'est celle-ci qui définira la nature des troubles auxquels je vais être confronté et la durée du phénomène. Donc, wait and see...

3 commentaires:

  1. Stanislaw Jerzy Lec a dit : "Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient."
    A méditer....

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  2. Eh bien… après avoir passé le choc de cette nouvelle que tu m'as annoncé il y a quelques jours via Skype, je dois dire que la lecture de ton blog et la prise de conscience de ce que tu vis donne le vertige.
    J'ai vraiment été déstabilisé et attristé mais tu m'as rassuré rapidement en m'expliquant que malgré tout "tu allais plutôt bien" et que tu étais bien entouré… c'est un comble quand même… c'est toi qui est sur un lit d'hôpital et c'est moi qui ai besoin d'être rassuré. Je sais que je vis avec la tête à l'envers depuis de nombreux mois mais quand même…
    Inutile que je m'étende sur le sentiment d'impuissance que l'on ressent face à ce genre de situation (exacerbé par la distance) car c'est une évidence et ça ne fait pas avancer le schmilblick. Je veux juste te réaffirmer l'estime que je te porte.
    J'ai la prétention de te connaitre un p'tit peu ; je sais donc que le courage est une de tes grandes qualités. Je n'imagine donc pas d'autre alternative que la guérison totale et définitive, avec en prime un souhait… qu'elle soit rapide !
    Même si les post ne sont pas nombreux, j'espère que la lecture de mon blog t'apporte un peu de soleil en ces moments difficiles… il te permet au moins d'avoir un p'tit aperçu d'une de tes prochaines destinations de vacances ;-)
    Je prévois un retour en métropole courant 2010 et j'espère vraiment avoir le plaisir de te voir… mais on se tiens au courant d'ici là.

    Un ami lointain mais un ami quand même.
    L'apache du pacifique,
    Coochise

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  3. La patience rend tolérable ce qu'on ne peut empêcher - Horace

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